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Des lycéens suédois s\'intéressent à Un Arbre pour Lollie

Fatou Keïta a rencontré des lycéens suédois à Stockholm et a gardé le contact avec eux par Skype. Ici ils s’intéressent à son album sur le sida : Un Arbre pour Lollie

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Des lycéens « passeurs de culture » en Suède

Rencontre avec Françoise Sule, professeur de français en Suède, et son élève Alexander, pour parler d’un projet original et généreux sur la francophonie et le sida.



Tout est parti d’un conte pour enfant : Un arbre pour Lollie, de l’écrivaine ivoirienne Fatou Keita, déniché à la Foire Internationale du Livre à Göteborg. Le stand du syndicat des enseignants suédois y proposait un concours avec cette question sur le sida : pourquoi est-ce qu’on n’en parle plus ?

Notre enseignante choisit le livre Un arbre pour Lollie, de l’auteure ivoirienne Fatou Keita, qui raconte l’histoire d’une petite fille atteinte du sida. Françoise est touchée et décide d’inviter Fatou Keita dans son lycée pour une rencontre avec les élèves, rencontre qui se poursuivra bien après.
Alexander raconte le contact des élèves avec l’auteure ivoirienne : « Elle nous a ouvert des portes sur le monde avec ce livre ». 00 min 42 sec

Une leçon de vie sur la diversité
Les lycéens, convaincus par le livre et son auteure, s’attellent à la traduction du livre, mais bientôt, les idées fusent ! Un véritable travail interculturel et intergénérationnel qui va bien au-delà de l’objectif pédagogique prend forme et l’idée de participer au concours du savoir prend corps.
Françoise Sule : « Le projet va prendre comme une mayonnaise » 01 min 01 sec

Le projet est pris en charge « de façon très responsable et critique » par les élèves.

Pour mieux comprendre le contexte culturel du livre, les jeunes suédois se renseignent sur la culture ivoirienne et le sida en Afrique. Le groupe d’Alexander, qu’ils ont baptisé groupe « Java », fait un film : un micro trottoir dans lequel le sida est expliqué aux enfants. Mais ils constatent assez vite une désinformation étonnante de la part des jeunes interviewés…et décident de plancher sur la meilleure façon d’expliquer le sida et la mort aux enfants.

La thématique du sida, sa réalité vécue par les enfants en Afrique a marqué Alexander et il a envie de partager son expérience. On voit tout de suite que pour le jeune homme, le ruban rouge sur son veston a du sens, de l’histoire, de la réalité. Il n’est pas juste un gadget ou un trophée. Il ne cache pas que ce projet les a changé, lui et ses camarades, et qu’il a permis de créer une véritable cohésion de groupe dans sa classe.
Alexander : « C’est les autres qui donnent une valeur à la vie ». 00 min 50 sec

Le projet continue !

Françoise Sule fait un bilan pédagogique et humain extrêmement positif de ce projet. Et explique comment un cours de français peut former des « passeurs de culture » :
Les lycéens, qui ont gagné le prix du concours du savoir de Göteborg, décident d’éditer le livre en suédois avec l’argent gagné. Et le travail interculturel prend de l’ampleur car nos lycéens vont maintenant traduire Un arbre pour Lollie du français vers l’anglais, pour le faire publier au Botswana. Et pour que le dialogue des cultures perdure, ils prévoient de traduire en français un livre du Botswana : le cours de français est devenu un laboratoire multiculturel et multilingue (trois langues sont à présent en jeu).
Françoise Sule : Ils ont été « une passerelle entre des cultures » : c’est ce que ce projet est devenu. 01 min 09 sec

Une adaptation théâtrale

Les livres de Fatou Keita continuent d’inspirer et Françoise évoque de nouvelles idées autour de ses livres Le petit garçon bleu et Le grand méchant loup en Afrique. Ils vont cette fois-ci faire l’objet d’une adaptation théâtrale : c’est toujours un travail de traduction, mais qui aborde aussi la création car cette fois, il implique la réécriture et même la « reconstruction » du texte. Ce seront les petits qui joueront ce que les lycéens vont leur écrire : ces derniers seront écrivains et metteurs en scène !

Ils auront à gérer une double contrainte, selon l’enseignante : la contrainte du langage théâtral bien sûr, mais aussi celle d’adapter l’écriture aux enfants, sans faire des répliques trop longues notamment. Nos lycéens savent déjà comment leur expliquer des choses difficiles, ils vont maintenant apprendre à les faire jouer.

L’établissement bien particulier où Alexander est scolarisé et où Françoise enseigne permet ce type de projet transversal ou grands et petits travaillent ensemble.
C’est un établissement vertical, qui permet aux lycéens d’être « passeurs de culture » avec les petits. 01 min 21 sec


Françoise raconte comment le grand méchant loup peut devenir un chien ailleurs. 01 min 16 sec



Françoise Sule est aussi présidente de l’association des professeurs de français en Suède : http://www.fransklararforeningen.com/Default.aspx?SID=cfc9e2d8-d257-4d0a-a949-d5bb4b5e6f1d



La foire du livre de Göteborg

http://www.paperblog.fr/4041695/suede-la-foire-du-livre-de-goteborg-fenetre-ouverte-sur-la-scandinavie/

Marine Bechtel

Article publié le 22/12/2011

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